touche-pas-a-mon-lien-social
Société

Touche pas à mon lien social

lundi 21 septembre 2020

Le lien est ce qui nous définit, au-delà de toute logique.

La dissonance cognitive provoquée par la crise mondiale que nous traversons atteint un degré existentiel rarement constaté et laisse espérer un changement culturel durable.

Affronter la crise, sortir du déni et construire un futur souhaitable, c’est la transformation qui peut être salutaire. La durabilité cependant, ne peut être que l’œuvre de tous et de toutes…

Écartelée entre un passé où se dissipent les écrans de fumée manipulatoires et un futur incertain et anxiogène, l’humanité se réveille d’un long sommeil dogmatique.

Une conscience collective, dans un mouvement planétaire, ouvre les yeux, gronde, interroge les démocraties.
Écologie, genre, humanité, l’heure est au rassemblement et à la solidarité.Reconstruire ce qui a été substitué.

Le crépuscule des idoles s’accélère, l’urgent et l’important du système se dissout dans un essentiel retrouvé et nous interrogent face à notre responsabilité individuelle et collective. L’impératif est d’agir pour ce que nous voulons vraiment.

Pour une liberté fondatrice du droit humain, de puissance personnelle, d’autodétermination. Le droit à la vie heureuse pour tous et toutes, partout. La dignité. Au plus près de notre humanité.

La fin de certains terrorismes culturels et une humanité préservée des logiques libertaires… La fin des morts sans sépultures, sacrifiés parce qu’ils n’étaient pas du bon côté de la frontière. Pour le droit de vivre dans un environnement que les lois du capital n’auront pas décimé.

La liberté et la dignité sont systémiques ou ne sont pas. Notre survie, dans sa relation à notre terre, l’est aussi.
Même si la crise secoue nos peurs les plus profondes, même si l’argument sécuritaire et liberticide des dictatures revient en force comme la tentation d’une pensée binaire et clivante, l’humanité est debout. Consciente plus que jamais. Prête à affronter cette incertitude qui la terrifie.

Une humanité qui a compris qu’elle n’a JAMAIS assuré sa survie par la loi du plus fort, mais par l’amour, la cohésion et l’empathie.

Les moutons sont entrés en résistance.

La parole est libérée et même si le chemin est encore long et dangereux pour les activistes, le processus est en marche. Notre rôle est de porter collectivement un message de paix, de fabriquer de l’espoir par nos comportements, de grandir collectivement et de générer enfin un cercle vertueux et intelligent. Plus personne ne peut dire qu’il ne savait pas. Continuons d’interroger l’existant, de traquer l’absurde et l’arbitraire, de faire reculer les zones de non droits et les injustices.

Vous pensez sérieusement que l’industrie s’arrêterait de vendre si le plastique était interdit ? Ou qu’elle s’adapterait ? N’est-ce pas un tour de passe-passe magnifique que d’avoir fait peser sur le citoyen la responsabilité de ce drame… Comme pour le stress, a coup de sparadraps sur les conséquences, on n’a jamais éliminé les causes … Mais où est la volonté politique pour les affronter ? Pollueurs – payeurs, et ? Nos enfants mangeront leur livret A ? A les entendre, cela ne les intéresse pas et ils ne sont pas dupes … Ces fruits gorgés de pesticides qui ne sont plus mangeables mais rentables ne les intéressent pas plus. 

Que dire des 12 millions de jeunes femmes mariées de force, violées, mutilées… Tolérance envers les coutumes ? Bullshit relativiste et démago qui n’a jamais combattu un patriarcat mortifère, bien au contraire. Quant aux morts en RDC, nos technologies nous rendent complices des massacres. Inclusion, diversité, interconnexion. Ensemble faisons vivre la sagesse des foules pour abattre les murs de l’impuissance acquise. Distance physique d’accord, mais lien social plus que jamais. La communauté, pas le communautarisme. Valoriser la solidarité pas la compétition. Observant l’ampleur du chemin à accomplir, debout, il est temps que l’éthique sorte des amphis et s’incarne. Espérons demain et faisons vivre toutes les intelligences. En serez-vous ?

À propos de l’auteur

Stéphanie PLESSIS

CEO Intelligences Alternatives

Voir son profil complet

Commentaires

Autres articles Société